SYMPOSIUM IN ARLES @ LUMA FOUNDATION

Symposium: How Institutions Think

DATES
24 – 27 February 2016
VENUE
Les Forges, Parc des Ateliers

This symposium is organized by LUMA Foundation with Paul O’Neill and Tom Eccles (Center for Curatorial Studies, CCS Bard), in partnership with Guus van Engelshoven (de Appel arts centre, Amsterdam); Mick Wilson (Valand Academy of Arts, University of Gothenburg); Charles Esche, Alison Green, and Lucy Steeds (Central Saint Martins, University of the Arts London); Simon Sheikh (Department of Art, Goldsmiths, University of London); and Maria Mkrtycheva (the V-A-C Foundation, Moscow).

Speakers will include Luc Boltanski, Mélanie Bouteloup, Jason E. Bowman, Binna Choi, Céline Condorelli, Pip Day, Clémentine Deliss, Keller Easterling, Tom Eccles, Bassam El Baroni, Charles Esche, Arnaud Esquerre, Patrick D. Flores, Alison Green, Marina Gržinić, Alhena Katsof, Annette Krauss, Hans Ulrich Obrist, Paul O’Neill, Nataša Petrešin-Bachelez, Andrea Phillips, Zahia Rahmani, Simon Sheikh, Lucy Steeds, Jeannine Tang, Mick Wilson, and others, with remote choreography by Sarah Pierce.

Contemporary art and curatorial discourse have been centrally concerned with questions of institution. In recent decades, we have seen many debates on institutional critique, new institutionalism, instituent practices, and self-organization. Most often these questions of institution have been apprehended through the categories of power, hegemony, hierarchy, control, value and discipline. Often in these debates, we seem to reach an impasse in contemporary art’s dialectic of institutionalized anti-institutionalism, but nonetheless new institutions of art and enquiry are being conceived, inaugurated and contested in different ways.

This symposium – taking its title from Mary Douglas’s 1986 book, How Institutions Think – addresses the contemporary possibilities and limitations of institutional formats, practices and imaginaries, but starts from a different place, namely from categories of knowledge, cognition and the social. While questions of knowledge have been activated in earlier discussions of the institutions of art, it is much less common for the debate on institutions to be engaged with an emphasis on the social epistemology or cognitive operations of institutional forms and processes. Participants are invited to reconsider the practices, habits, models, revisions and rhetoric of institution and anti-institution in contemporary art and curating by considering themes of epistemic practice, of cognition and social bond, of power/knowledge, and of institution as an object of enquiry across many disciplines including political theory, organizational science and sociology.

Questions we face include: Is institution building anymore possible, feasible or desirable? Are there emergent future institutional models for progressive art and curatorial research practices? How do we construct and legitimate our institutions? How do we know when institutions make decisions and whether these decisions are built upon ethical principles? Can we institute ethical principles and build our institutions accordingly? If so, for whom are we building these future institutions? Are thoughts of institution anywhere different? In what way might institution be multiple? In what ways can we think extra-institutionally, contra-institutionally, an-institutionally, para-institutionally? Is institution the condition of potential thinking and of critique? Wither institution?

The symposium brings together an international and multi-disciplinary group of speakers who are invited to reflect upon how institutional practices inform art, curatorial, educational and research practices as much as they shape the world around us. It also aims to propose new, innovative and emergent forms of institutional practice. Implementing a work-together methodology, combining and sharing networks and knowledge resources, the symposium asks how we may begin to conceptualize and build possible institutions/anti-institutions of the future: What are the models, resources, skills and knowledge-bases required to build a new, innovative and progressive research-led institution, if such a thing is indeed possible?

Through the symposium series we seek to develop a globally networked enquiry into the future of curatorial practice. For this second symposium in the series, we have come together in a period of radical uncertainty and reactive securitizing control to consider how we imagine the dialectic of institution/anti-institution beyond increasingly anachronistic and narrow geopolitical terms.

The symposium is part of an ongoing collaboration between CCS Bard and the LUMA Foundation, which is currently developing a new centre for cultural production in Arles, France. The LUMA project is located in the former railway yards of Arles and includes a major new building designed by Frank Gehry and the renovation of the industrial buildings on the Parc des Ateliers by Selldorf Architects. Previous symposia organized by the LUMA Foundation and Bard College were The Future Curatorial Whatnot Study What, Conundrum (2014) that took place at the Center for Curatorial Studies, Bard College; The Flood of Rights (2013) and The Human Snapshot (2011), both held in Arles.

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Symposium: Comment pensent les institutions

DATES
24 – 27 février 2016
LIEU
Les Forges, Parc des Ateliers

Le symposium intitulé « Comment pensent les institutions » est organisé par la Fondation LUMA et Paul O’Neill et Tom Eccles (le Center for Curatorial Studies Bard College) en partenariat avec : Guus van Engelshoven (de Appel arts centre, Amsterdam) ; Mick Wilson (Académie Valand, Université de Göteborg); Charles Esche, Alison Green, et Lucy Steeds (Central Saint Martins, University of the Arts, Londres) ; Simon Sheikh (le départment d’art, Goldsmith’s, Université de Londres) ; Maria Mkrtycheva (la Fondation V-A-C de Moscou).

Au nombre des intervenants figureront Luc Boltanski, Mélanie Bouteloup, Jason E. Bowman, Binna Choi, Céline Condorelli, Pip Day, Clémentine Deliss, Keller Easterling, Tom Eccles, Bassam El Baroni, Charles Esche, Arnaud Esquerre, Patrick D. Flores, Alison Green, Marina Gržinić, Alhena Katsof, Annette Krauss, Hans Ulrich Obrist, Paul O’Neill, Nataša Petrešin-Bachelez, Andrea Phillips, Zahia Rahmani, Simon Sheikh, Lucy Steeds, Jeannine Tang, Mick Wilson ; Sarah Pierce proposera une chorégraphie à distance.

Dans l’art contemporain et le discours curatorial, la question de l’institution occupe une place centrale. Les dernières décennies ont vu quantité de débats sur la critique institutionnelle, le néo-institutionalisme, les pratiques instituantes et l’auto-organisation ; ces thèmes ont bien souvent été abordés par le biais de catégories telles que le pouvoir, l’hégémonie, la hiérarchie, le contrôle, les valeurs ou la discipline. Lorsqu’il s’agit d’aborder la dialectique de l’anti-institutionalisme institutionalisé dans l’art contemporain, ces débats paraissent fréquemment aboutir à une impasse. Toutefois, de nouvelles institutions d’art et de recherche continuent d’être conçues, inaugurées et contestées de différentes façons.

Empruntant son titre à l’ouvrage « How Institutions Think » publié par Mary Douglas en 1986 (traduit en français en 1989 puis à nouveau en 1999, éditions Les Découvertes), ce symposium s’interroge sur les possibilités et les limites actuelles des formats, des pratiques et des imaginaires institutionnels, mais en adoptant un autre point de départ, à savoir les catégories du savoir, de la cognition et du social. Si les questions liées au savoir ont déjà été abordées dans de précédentes discussions sur les institutions artistiques, ces débats mettent plus rarement l’accent sur l’épistémologie sociale ou les opérations cognitives propres aux formes et aux processus institutionnels. Les participants seront ainsi invités à réexaminer les pratiques, les habitudes, les modèles, les transformations et les discours autour de l’institution et de l’anti-institution dans le champ curatorial et l’art contemporain en abordant les thèmes de la pratique épistémique, de la cognition et du lien social, du pouvoir et du savoir, et enfin de l’institution comme objet d’étude à travers de nombreuses disciplines, telles la théorie politique, la science de l’organisation, la sociologie…

Le symposium réunit un panel pluridisciplinaire d’intervenants venus du monde entier, qui seront invités à réfléchir sur la façon dont les pratiques institutionnelles façonnent les pratiques artistiques, curatoriales, éducatives et de recherche, tout comme elles modèlent le monde qui nous entoure. Il vise aussi à proposer des formes de pratique institutionnelle inédites et novatrices. Il met en œuvre une méthode de travail collaborative, réunissant et partageant les différents réseaux et ressources afin d’aborder une question centrale : comment commencer à conceptualiser et construire les institutions/anti-institutions du futur ? Quels sont les modèles, les ressources, les talents et les savoirs nécessaires pour bâtir une institution nouvelle et novatrice, vouée à la recherche, si tant est qu’il soit possible de créer une telle institution ?

Notre série de symposiums s’efforce de développer un réseau de réflexion sur l’avenir de la pratique curatoriale au niveau mondial. Cette deuxième édition de la série, qui se tient en un temps d’incertitude absolue qui donne lieu à d’avantage de contrôle sécuritaire, nous réunira pour tenter d’imaginer la dialectique de l’institution/l’anti-institution au-delà d’un cadre géopolitique de plus en plus anachronique et étroit.

Le symposium s’inscrit dans le cadre d’une collaboration entre le CCS Bard et la Fondation LUMA qui crée actuellement à Arles un nouveau centre dédié à la production culturelle. Le projet LUMA est installé sur le site d’anciens ateliers de la SNCF ; il comprend la construction d’un bâtiment majeur signé Frank Gehry ainsi que le réaménagement des bâtiments industriels confié à l’agence Selldorf Architects. Les précédents symposiums organisés par la Fondation LUMA et le Bard College s’intitulaient « The Future Curatorial What Not And Study What ? Conundrum » (2014) qui a eu lieu au CCS Bard, « The Flood of Rights » (2013) et « The Human Snapshot » (2011), tous deux à Arles.

On the road again ! From Grenoble to Arles

Symposium Program

Arles, 24/02/2016